Le taux de rebond ne veut plus rien dire, et voici depuis quand
Le même nom désigne trois calculs différents selon l'outil. Ce qu'il mesurait, ce qu'il mesure, et par quoi le remplacer.
C’est l’indicateur le plus cité et le moins comparable de toute la mesure d’audience.
Le calcul d’origine
La part des visites qui n’ont vu qu’une seule page. Simple, calculable partout, et déjà ambigu : un lecteur qui trouve sa réponse sur la première page et repart satisfait compte comme un rebond.
Ce que les outils en ont fait
Certains ont ajouté une condition de durée : une visite d’une seule page mais de plus de dix secondes ne compte plus comme un rebond. D’autres comptent l’inverse : une visite est « engagée » si elle dépasse un seuil, et le rebond devient son complément.
Résultat : deux outils sur le même site affichent des taux de rebond qui n’ont aucun rapport, et un même outil change de définition d’une version à l’autre.
Ce que ce chiffre ne dit jamais
Si le visiteur est satisfait. Une page qui répond parfaitement à une question produit un rebond.
Si la page est mauvaise. Un rebond élevé sur une page de contact est normal.
Si le trafic est de mauvaise qualité. Cela peut être vrai, et le taux de rebond ne le démontre pas.
Par quoi le remplacer
Le nombre de vues des pages qui comptent. Si votre page de contact est vue, le site fonctionne, quel que soit le rebond.
Le nombre de pages par visite, si votre site est fait pour être parcouru. Il a l’avantage d’être un comptage, pas une définition.
Le nombre de visites qui atteignent une page donnée. C’est un entonnoir simple, robuste, et directement actionnable.
Ce que nous n’affichons pas, et pourquoi
Nous ne publions pas de taux de rebond. Nous comptons des vues et des visites, par jour et par chemin, et vous pouvez calculer un nombre de pages par visite si cela vous sert.
Un indicateur dont la définition change d’un outil à l’autre est un indicateur qui produira des conclusions fausses au premier changement d’outil. Autant ne pas le proposer.