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Les images sans texte de remplacement : ce que cela coûte, à qui, et quoi écrire

Le sujet passe pour une formalité d'accessibilité. C'est aussi ce qu'une machine lit d'une image. Ce qu'il faut écrire, et quand il faut ne rien écrire.

contient une mesure de notre moteur

Le texte de remplacement d’une image sert trois publics, et le plus souvent personne ne l’écrit.

Les trois publics

Les personnes qui utilisent un lecteur d’écran. Sans ce texte, l’image n’existe pas, ou le lecteur annonce le nom du fichier, ce qui est pire.

Les visiteurs dont l’image n’a pas chargé. Réseau lent, erreur, format non pris en charge.

Les machines, moteurs et agents d’assistants, pour qui une image est opaque : le texte de remplacement est la seule description disponible.

Ce qu’il faut écrire

Ce que l’image apporte, dans le contexte de la page. Pas ce qu’elle représente en général.

La même photographie d’une façade s’écrira « la façade du cabinet, 12 rue des Lilas » sur une page contact, et « une maison de ville des années trente » dans un article sur l’architecture.

Court. Une phrase, sans « image de » ni « photo de » : le lecteur d’écran annonce déjà qu’il s’agit d’une image.

Quand il faut ne rien écrire

Pour une image purement décorative, un texte de remplacement vide est le bon choix : l’attribut présent, sa valeur vide. Le lecteur d’écran passe alors l’image en silence, au lieu d’annoncer une décoration.

Ne pas mettre l’attribut du tout est différent, et c’est le seul cas réellement fautif.

Le cas des images qui portent du texte

Une infographie, un tableau en image, une citation mise en forme. Le texte à l’intérieur d’une image n’est lisible par aucune machine et par aucun lecteur d’écran.

La règle : si l’information n’existe que dans l’image, elle doit exister aussi en texte, dans la page ou dans une description longue.

C’est le défaut le plus coûteux et le moins signalé, parce qu’un contrôle automatique voit bien un attribut présent et ne voit pas que l’information est enfermée dans un dessin.

Comment contrôler

Notre moteur compte les images et celles qui n’ont pas de texte de remplacement, dans le pilier de socle technique. C’est un contrôle grossier : il voit un attribut manquant, il ne juge pas la qualité du texte.

Sur notre page d’accueil, auditée le 10 septembre 2026, il compte une image, aucune sans texte de remplacement, et met le socle à 90 sur cent. Ce sont les en-têtes qui nous coûtent des points, pas les images.

À lire ensuite

Les chiffres cités sont produits par notre moteur d'audit, dont la page audit dit ce qu'il mesure et sur quoi. Il s'exécute sur n'importe quelle adresse, gratuitement, et n'enregistre rien.