Le seul tableau qui mérite dix minutes par mois : les pages qui montent
Ni le total, ni la courbe : la liste des pages dont les vues augmentent. Comment la construire, et ce qu'elle vous dit de faire.
Si vous ne regardez qu’un tableau par mois, regardez celui-là.
Comment le construire
Prenez les vues par page du mois écoulé, et celles du mois précédent. Classez par écart absolu, pas par pourcentage.
Pourquoi l’écart absolu : une page qui passe de deux à six vues fait plus trois cents pour cent et ne compte pas. Une page qui passe de quatre-vingts à cent quarante compte.
Ce que ce tableau vous dit
En haut, les pages qui montent. Ce sont vos sujets qui prennent, et ce sont les pages à compléter, à mettre à jour, à lier depuis vos autres pages.
En bas, les pages qui descendent. Deux causes seulement : un lien perdu, ou une page devenue obsolète. Les deux se corrigent.
Au milieu, la masse stable. Ne rien faire.
La décision qui en découle
Renforcez ce qui monte, plutôt que de réparer ce qui stagne. Une page qui monte a trouvé une demande ; une page qui stagne n’en a probablement pas.
C’est le conseil le moins spectaculaire et le plus rentable de toute la mesure d’audience.
L’erreur symétrique, à éviter
Publier plus de pages parce que le total monte. Le nombre de pages n’est pas un indicateur : trente pages inutiles diluent l’attention et n’apportent rien.
Ce que ce tableau demande à votre outil
Deux choses seulement : des vues par page, et un historique par mois. Aucun suivi de personne, aucun cookie, aucun consentement.
C’est précisément ce que nous fournissons, et c’est pour cela que nous ne proposons pas quarante colonnes de plus : la décision utile se prend avec deux.
Le complément indispensable
Le carnet des choses faites, daté. Une page qui monte trois mois après une refonte, un lien obtenu, une publication ailleurs : sans le carnet, la cause reste une hypothèse, et vous refaites peut-être ce qui n’a rien produit.