Écrire pour être compris par une machine, sans écrire pour une machine
La forme qui aide un assistant est aussi celle qui aide un lecteur pressé. Cinq règles de composition, et la pratique qui les annule toutes.
contient une mesure de notre moteur
La bonne nouvelle est que ce qui rend une page lisible par un assistant la rend lisible par un humain.
Règle 1 : un titre qui dit la réponse
Pas « Nos services », mais ce que la page permet de savoir ou de faire. Un titre qui pose le sujet permet à une machine comme à un lecteur de décider en une seconde si la page répond.
Règle 2 : la réponse avant l’argumentation
Le premier paragraphe donne la réponse. Le reste la justifie et la nuance.
C’est l’inverse de l’école, où l’on construit avant de conclure. Sur le web, un texte qui garde sa conclusion pour la fin n’est lu ni par l’un ni par l’autre.
Règle 3 : des intertitres qui portent une information
« Ce que cela coûte » vaut mieux que « Aspects financiers ». Un intertitre est un résumé, pas une étiquette de rubrique.
Règle 4 : des données dans des tableaux ou des listes
Une machine extrait un tableau ; elle extrait mal la même information noyée dans un paragraphe. Et un lecteur fait exactement pareil.
Règle 5 : une date, visible et balisée
C’est le manque le plus fréquent, et le plus coûteux : à information égale, une source datée est citée avant une source sans date.
La pratique qui annule tout le reste
Écrire pour la machine. Répéter une expression, empiler des questions artificielles, baliser des contenus absents, gonfler un texte pour atteindre un nombre de mots.
Ces pratiques étaient déjà mauvaises pour les moteurs. Elles sont pires pour un assistant, qui résume : un texte gonflé se résume en deux phrases, et les répétitions disparaissent au passage sans avoir servi.
Comment se juger soi-même
Faites lire votre page à un assistant et demandez-lui ce qu’elle dit. La réponse est un excellent test : si elle passe à côté de l’essentiel, votre structure est en cause, pas la machine.
Ce que notre moteur mesure de cette forme
Le pilier « forme de réponse » pèse 14 % de la note : un titre net, des intertitres, des questions, des tableaux, une date, une adresse canonique. Sur notre page d’accueil, mesurée le 10 septembre 2026, il compte 4 intertitres et nous met 95 sur cent.